Philosophie
Le Kintsugi démontre étonnamment qu’une cassure, un accident,… ne symbolise pas la fin de vie mais bien une autre direction, une renaissance ou même une continuité différente de celle prévue à l’origine.
Cette symbolique de résilience permet de faire un parallèle avec la vie humaine, pas toujours simple, composée d’obstacles, d’embuches, d’accidents, de maladies, de drames.
Il est tout à fait possible pour les céramiques d’effectuer une restauration que je nommerais « classique » dont le but serait de cacher au mieux les fêlures ; cependant le Kintsugi agit dans le sens inverse et souligne les cicatrices à l’aide d’or.
Aucun voile n’est mis sur ce parcours de vie inattendu. Bien au contraire, car cet art met en lumière ce qui est arrivé, comme une acceptation d’un changement irréversible devenant incroyablement plus résistant, plus beau et plus précieux qu’avant l’évènement tragique.
Cette métaphore éclaire d’une façon nouvelle chaque étape de toute de guérison, qu’il s’agisse d’une blessure physique (maladie, accouchement, casse, ablation, amputation), psychique (burn out, dépression,) ou émotionnelle (deuil, rupture, …).
Après un processus, long, précis et minutieux, il est alors possible de modifier ces lignes de failles en lignes de forces. En tout cas cela à fonctionné pour moi tel un art-thérapie devenu passion.